Stress = une opportunité de dépassement

Dans nos sociétés occidentales, on voit le stress comme le mal du siècle. Le stress est partout autour de nous : Un train retardé, une réunion importante à préparer, un courrier en recommandé qu’on n’attendait pas, un produit de grande consommation à -70% dans une grande surface… Tout devient source de stress.

Et chacun possède son propre seuil de tolérance au stress.
Et vous ?

  • Vous êtes vous déjà senti(e) terrorisé(e) à l’idée de prendre la parole en public dans une réunion professionnelle ou dans un mariage ?
  • Avez-vous déjà ressenti votre corps se tendre, votre cou rentrer dans les épaules, lorsque vous avez reçu une lettre que vous n’attendiez absolument pas ?
  • Avez-vous déjà été angoissé(e) à l’idée de rencontrer une nouvelle personne dans le cadre de votre vie professionnelle ou personnelle ? vos mains sont-elles devenues moites ? votre coeur a-t’il palpiter plus fort que d’habitude ?

Quel stress !

C’est le même mécanisme depuis des millénaires.

Il déclenche la libération des hormones du stress (Cortisol et adrénaline) qui nous permet de prendre nos jambes à notre cou (Fuir) ou décupler notre force et notre acuité pour faire face (combattre).

Ainsi ce mécanisme nous a permis de :

  • survivre,
  • traverser le temps en nous adaptant,
  • nous dépasser nous-mêmes !

Aujourd’hui, nous n’avons plus à chasser ou fuir des animaux dangereux pour survivre (enfin, pas dans nos contrées), pourtant c’est toujours le même mécanisme qui s’active face à une difficulté professionnelle, personnelle, relationnelle, etc.

Prendre du recul, c’est prendre de l’élan

Une des clefs pour pouvoir garder la tête froide, dans un environnement professionnel sous pression est d’appliquer le principe taoïste du Non-agir.

Je sais que cela peut paraître curieux de ne pas agir dans une situation de stress mais pour pouvoir agir efficacement, il est urgent de ne rien faire.
En prenant un temps de recul un instant, que risquez-vous ?

Profitez-en pour réaligner vos trois centres d’énergie : Cerveau, coeur, ventre en respirant en conscience, profondément par le ventre. Ce petit exercice permet de se recentrer et d’éviter le gaspillage énergétique d’un mental qui tournicote en boucle.

Puis, posez vous ces questions :

  • Avez-vous le contrôle de la situation ?
  • Qu’est ce qui dépend de vous ici ?
  • Quels seraient les comportements les plus efficaces à adopter dans cette situation ?

Il existe des comportements plus ou moins efficaces face à des situations stressantes.

Prenons un exemple ; imaginons que Jean-Patrick doit prendre la parole lors d’un mariage. Il sait qu’il est en position de contrôle de la situation puisque son intervention est prévue depuis longtemps.

Les symptômes du stress qu’il ressent (gorge noué, tensions musculaires, mâchoires serrées) émanent de sa propension à dramatiser le futur. C’est un exercice qu’il n’a pas l’habitude de faire et il craint de mal faire, d‘être jugé négativement.
Pour pouvoir se dépasser lui-même, il peut choisir de se faire aider, il peut s’entrainer à répéter son texte jusqu’à le savoir par coeur, il peut apprendre à s’ancrer au sol et à se centrer, Il peut faire des anticipations positives du futur etc… Bref Jean-Patrick met en place des actions efficaces pour développer ses ressources et agir positivement le moment venu.

S’il ne se sait pas en « position de contrôle » ,  il peut procrastiner, se plaindre, attendre que l’évènement arrive sans se préparer et peut-être même faire une prestation très moyenne, ce qui pourra ensuite entraîner des comportements limitants.

A l’opposé, il arrive aussi que nous n’ayons pas le contrôle de la situation et que nous méconnaissons cet aspect. Alors, nous nous efforçons de trouver des solutions coûte que coûte.  A l’impossible, nul n’est tenu.

Et pourtant…

La grille de contrôlabilité

 

Dans un atelier de gestion du stress que je donnais, un participant m’a dit que parfois, à force d’actions et de volonté, on finit parfois par arriver à nos fins même si au départ nous n’étions pas en contrôlabilité.

C’est vrai, il arrive que l’obstination et l’acharnement payent au final.

Mais pour quel bénéfice ?
Qu’avons nous sacrifié alors pour obtenir ce résultat ?
Le bénéfice est-il  supérieur à la somme d’énergie que nous avons déployé pour l’obtenir ?

Lâcher prise est alors un comportement efficace et acceptable face à une situation incontrôlable. Pour cela, il faut pouvoir accepter de ne rien faire, reconnaître qu’on ne peut pas trouver de solution. Le lâcher prise  nous permet de rester bienveillant envers nous-même tout en préservant notre énergie. (Accepter d’être en retard au travail alors que le RER est encore retardé.)

Savoir réagir aux situations stressantes, c’est faire la part des choses entre subjectivité et objectivité, contrôle interne et contrôle externe (dont je parlerai plus tard). C’est un jeu d’équilibre qui s’apprend avec le temps, la connaissance de soi, l’alignement et le centrage.

Dans le tableau ci-dessous, vous retrouverez en vert les comportements efficaces (++) et en rouge les comportements non efficaces (–).

Parfois, il arrive que l’on croit pouvoir contrôler une situation qui ne dépend pas de nous. Nous sommes tellement dans l’action et orienté vers la recherche de solution que nous gaspillons notre énergie.

Lorsque l’on apprend à gérer son stress, on apprend à rester en équilibre parmi les évènements de la vie comme un funambule sur son fil. Savoir gérer son énergie est primordial pour une vie en santé et harmonieuse.

Et vous, quel comportement avez-vous en situation de stress ?

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